En 1959 derrière le camp il n'existait pas de maisons, seul le maquis courrait sur une petite colline à perte de vue. On ne devait pas trop s'y aventurer au risque de se perdre, "le maquis se refermant sur nous" disait-on. En face du camp une sorte de bar guinguette tenue par Pierrot me semble-t-il attirait quelques noctambules et parfois des adolescents de notre camp. En regardant la mer sur notre gauche au autre camp accueillait des jeunes plus âgés Il était géré par l'association "loisirs et vacances de la jeunesse" proche du parti communiste.
Le soir, je m'endormais avec la musique distillée par ce proche voisin jusqu' assez tard dans la nuit.
Un peu plus loin sur la gauche une autre guiguette recevait quelques rares danseurs.

Monsieur Bacconier étant satisfait des services rendus par mes parents au cours du camp de Bastia les embaucha de nouveau cette fois dans un autre endroit en bord de mer à Porto Pollo.
L'association des "Francs et franches camarades de Lyon avaient loué ou acheté un terrain nu planté d'oliviers dans ce petit village. Pour amélioré le confort des adolescents hébergés il était impératif d'y construire des sanitaires et une cuisine. Pour cela un petit groupe de jeunes bâtisseurs encadrés par des professionnels du bâtiments devaient ériger ces deux petites bâtisses tout en bénéficiant une partie de la journée des mêmes loisirs que les adolescents venus en villégiature passer des vacances.
De grands marabouts marrons garnis de lits de camp abritait tout le monde pendant la nuit.
En attendant, une cuisine provisoire construite en bois, recouverte de bâches abritait un fourneau, un réfrigérateur et tous les appareils nécessaires.

L'entrée du camps
cliquer sur une photo pour l'agrandir et faire défiler les autres.
De gauche à droite et de haut en bas :
la photo originale prise par mes soins avec je pense mon petit appareil de communion. On y voit mon petit frère Gilles
la photo modifiée par l'IA d'Adobe Mon petit frère est habillé drolement .
La photo colorisée par l'IA d'adobe
La photo colorisée par l'IA Copilot de Microsoft mon petit frère se retrouve assis.

Vue générale du petit village de Porto Pollo situé dans le golfe de Valinco, en face de Propriano

Situation du camp

Dans cette page je montre deux photographies :
- la photographie d'époque souvent en noir et blanc
- la photographie modifiée ou colorisée par l'IA

En cliquant sur une photographie, on l'agrandit

Comme d'habitude toute la famille passa un séjour agréable. Mon père avait 39 ans, ma mère 37, mes frères Gérard et Gilles 9 et 3 ans et moi 14 ans.
Mon père avait négocié qu'un de mes camarades puisse nous accompagner. C'est ainsi que Bernard B. passa tout le séjour avec nous.

Visite du camp

Devant notre tente : mes deux frères, Gérard et Gilles.
On remarque un lit de camp sous la tente.

Vue générale du campement. Différentes grandes tentes de couleur beige ou kaki appelées "Marabout" sont disposées sur le terrain à l'ombre des oliviers. . A l'intérieur deux rangées de 6 ou 7 lits de camps. Les vêtements restaient dans les valises, les cartons ou sacs à dos. En guise de draps, nous disposions de sacs de couchage, ou "sacs à viandes", qui ressemblait à un grand drap plié en deux, cousu laissant une ouverture par le haut dans laquelle on pénétrait pour dormir. Pour les nuits fraîches on disposait d'une couverture kaki.
Au milieu du chemin mon petit frère Gilles.

Avec mon copain Bernard, nous avions droit à une petite tente canadienne

En Corse, l'été, le soleil brille toujours jusqu'au 15 août date à laquelle commencent les orages plus ou moins violents. Pas besoin d'abri pour manger, les tables de 8 convives étaient installées sous les oliviers et tout le monde mangeait matin, midi et soir à l'ombre, caché en partie du soleil et de sa chaleur excessive au milieu de la journée. 
En attendant que la construction du bâtiment de la cuisine fut terminée, un agencement improvisé rassemblant frigo, cuisinière, marmite, vaisselle, abrité d'une bâche pour protéger des rayons ardents, permettait à mon père et à ma mère de préparer chaque repas pour une cinquantaine de convives.
Les plats en acier inoxydable (et non pas en faïence comme l'a interprété l'IA) préparés pour chacune des tables de 8 jeunes ou adultes étaient servis sur le rebord de la cuisine et attendaient que des volontaires viennent les chercher.

Les travaux

Le bloc sanitaire pratiquement terminé. Je ne me souviens pas de l'avoir utilisé. Je ne me souviens pas non plus comment on faisait nos ablutions avant sa construction  ni comment on faisait nos besoins. Par contre, je me souviens que l'eau ferrugineuse était toute rouge. Elle était potable, mais on ne pouvait pas l'utiliser pour laver le linge au risque de le teindre. 

Le bloc principal devait abriter la cuisine, un bureau et l'infirmerie. 
Ici un bâtisseur semble joindre des moellons avec du ciment. 

Toujours le bloc principal mais la façade arrière.
Devant je pense qu'il s'agit de mon petit frère Gilles. 

Le groupe des bâtisseur posant devant leur première réalisation. Ce groupe était encadré par un ou deux responsables (chefs de travaux). J'avais assisté à la conversation avec l'un d'entre eux qui défendait les points de vue de l'architecte  célèbre Le Corbusier. Pour ce dernier les escaliers n'étaient pas des éléments naturels. Ils fatiguaient le cœur puisqu'il fallait donner une impulsion importante au début de chaque marche. Dans ses constructions les escaliers étaient remplacés par des plans inclinés. C'est ce que j'ai cru comprendre. La cité radieuse de Marseille a été construite entre 1947 et 1952.